Georges Migot (1891-1976)

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Né à Paris le 27 février 1891, Georges Migot est issu d’une vieille famille franc-comtoise dont les origines remontent au 15ème siècle.
Fils d’un pasteur, il montra des dispositions précoces pour la musique. A l’age de 14 ans, il écrit un ” Noël a capella “, toujours chanté. Puis, à 18 ans, il compose le ” Paravent de Laque “.
En 1913, Georges Migot entre au conservatoire de Paris dans la classe de composition de Widor, travaille l’orchestration avec Vincent d’Indy, et Maurice Emmanuel lui enseigne l’histoire de la musique. L’orgue lui est enseigné par Guilmont et Gigout.
A la suite d’une blessure de guerre, Georges Migot connut une longue période d’inactivité physique qui fut pour lui une époque d’intense activité intellectuelle couronnée, de 1918 à 1920, par 3 grands prix de composition. Il reçut également en 1921 le prix Blumenthal pour l’ensemble de son œuvre.
Bien qu’étant essentiellement musicien, Georges Migot laissa de nombreux écrits, dont des poésies, ainsi que des peintures et de la sculpture qui ont fait l’objet de quelques expositions. Certaines de ses toiles se trouvent actuellement chez d’éminents amateurs d’art.
Son œuvre musicale comporte toutes les facettes de cet art : musique de chambre, lyrique, musique d’orchestre, de piano, d’orgue, musique vocale, chorale, publiées par trois éditeurs parisiens.
En 1948, Georges Migot est nommé Conservateur du Musée des instruments anciens du Conservatoire de Paris.
Il resta fidèlement attaché à sa confession religieuse, et laissa un nombre impressionnant d’œuvres tant spirituelles que profanes.

Les écrits de Georges Migot :

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· Essais pour une esthétique générale (1915),
· Jean-Philippe Rameau, ou le génie de la musique française (1930),
· Les appoggiatures résolues et non résolues,
· Le lexique des termes utilisés en musique (1947),
· Musique et matière sonore (1963),
· Plusieurs recueils de poésies.

Principales compositions de Georges Migot :

· .Les Agrestides, œuvre créée au Concertgebow d’Amsterdam par Pierre Monteux et diffusée à l’ORTF dirigée par Jean-Jacques Werner en 1965 ou 1966,
· Les Stèles (1924), pour voix grave, harpe, célesta, contrebasse, tam-tam, et gong,
· Sept petites images du Japon (1917), pour chant et orchestre,
· Sinfonia da Chiesa, pour 85 instruments à vent (1955),
· Le livre des Danceries (1929),
· Le Zodiaque, 12 études pour le piano (1931-1932),
· Les 17 poèmes de Brugnon, sur des textes de Tristan Klingsor, magnifique hommage à la voix, digne des ” Amours du Poète ” de Schumann et de ” La Bonne Chanson ” de Fauré,
· Les 35 Psaumes nouvellement harmonisés (1961), pour orgue et chœur mixte, utilisés dans la liturgie réformée,
· La Jungle (1928), polyphonie pour orgue et orchestre,
· Sonate fuguée ” Mon art de la Fugue “, pour orgue, qui deviendra la 7ème symphonie pour orchestre de chambre,

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· Symphonie N° 8 pour 10 instruments à vent,
· Trois Nocturnes Dantesques,
· Le grand trio avec piano (ou la suite à trois), l’un des chefs d’œuvre de la musique de chambre,
· Musique pour l’Univers Claudelien, pour orchestre, œuvre créée au Festival d’Aix en Provence par Pierre Dervaux avec l’Orchestre de Paris,
· Les Petits Préludes (1927) pour flûte et violon, évocation de chants d’oiseaux d’Ile de France. Il faut noter que Georges Migot s’intéressa bien avant Messiaen de très près à reproduire ces chants avec des instruments de musique,
· Les transcriptions de Noëls Anciens pour chœurs ou pour ensembles instrumentaux.

Les grandes œuvres religieuses de Georges Migot :

· Saint Germain d’Auxerre (1947), pour 3 chœurs et 4 solistes sans accompagnement, sous forme d’oratorio-chanson de geste. Cette composition est son œuvre capitale,
· Requiem (1953), a capella également,
· Le Sermon sur la Montagne (1936), pour 5 solistes, chœurs mixtes, orgue et orchestre à cordes.
· De 1941 à 1955, Georges Migot compose 5 oratorios retraçant la vie du Christ. Par ordre de composition :
La Passion (1941-1942),
L’Annonciation (1946),
La Mise au Tombeau (1949),
La Résurrection (1953),
La Nativité de Notre Seigneur (1954-1955).
· Psaume XIX,
· De Christo (1971-1972), pour baryton, chœur mixte, flûte et orgue,
· Le Petit Evangéliaire,
· In Memoriam, commande d’André Malraux conjointement à G. Migot, D. Milhaud et O. Messiaen.

Les œuvres théâtrales de Georges Migot:

· Saint Louis, roi de France, opéra-oratorio en deux parties (1970),
· Les momies d’Egypte, comédie chorale (1972),
· Hagoromo, symphonie chorégraphique et lyrique, création à Monte Carlo,
· Le Rossignol en Amour, opéra de chambre,
· Contes de Fées (1938),
· Ainsi que de nombreuses œuvres pour instruments seuls, harmonisations, des œuvres encore inédites. En 1980, on estimait plus de 200 numéros d’opus.
Une des phrases de Georges Migot éclaire son souci de la recherche esthétique dans son œuvre : ” la mélodie est l’âme même de la musique et du musicien qui la révèle “.

Références :

· Musica N° 146 (mai 1966). 75ème anniversaire de Georges Migot, par Max Pinchard.
· Encyclopedia Universalis (1980).
· Histoire de la musique, par Marc Honegger (1957).

Informations recueillies par Claude Fournigault

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